La durabilité, moteur de valeur ajoutée (State of Design & Make 2023)

La durabilité, moteur de valeur ajoutée (State of Design & Make 2023)

Le rapport State of Design & Make 2023 est une enquête annuelle mondiale destinée aux entreprises qui conçoivent et fabriquent des espaces, des objets et des expériences. Découvrez le chapitre du rapport sur la durabilité.

La durabilité, moteur de valeur ajoutée (State of Design & Make 2023)

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20 23

STATE OF

& MAKE DESIGN

La durabilité, moteur de valeur ajoutée

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State of Design & Make 2023 est une enquête annuelle mondiale destinée aux entreprises qui conçoivent et fabriquent des espaces, des objets et des expériences. Le rapport met en évidence les principaux facteurs de changement qui façonnent les décisions commerciales et aide les dirigeants à prendre des décisions stratégiques éclairées sur leurs priorités et leurs investissements.

Les secteurs de la conception et de la fabrication sont une industrie à part, qui fait le lien entre l’environnement numérique et l’environnement physique. L’architecture, l’ingénierie, la construction, la conception de produits, la fabrication, les jeux vidéo et la réalisation de films s’appuient sur une collaboration humaine complexe, du processus de conception numérique jusqu’à la livraison d’un résultat physique. Les cadres de ces secteurs partagent leurs approches et leurs points de vue sur les défis propres à leur entreprise ainsi que les opportunités qu’ils perçoivent.

La présente enquête offre une vue globale des secteurs et décrit les

approches suivies par les entreprises pour rester résilientes et pertinentes dans un monde en constante évolution, pour attirer, former et retenir le personnel, mais aussi pour obtenir des résultats durables.

Autodesk s’est associée à Ipsos, leader mondial des études de marché, pour interroger 2 565 leaders, analystes et experts des secteurs de l’architecture, de l’ingénierie, de la construction et de l’exploitation (AECO), de la conception et de la fabrication (D&M), et des médias et du divertissement (M&E) du monde entier.

Les données de l’enquête ont été

classées par région : Asie-Pacifique (APAC), pour l’Australie, la Chine, l’Inde, le Japon et la Corée du Sud ; Europe, pour la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, la Suède et le Royaume-Uni ; Amérique, pour le Canada et les États-Unis.

Ce rapport contient les principales conclusions de cette enquête, et les présente par secteur et par région. Dans certains cas, les réponses ont été comparées entre plusieurs pays, mais seuls ceux comptant au moins 200 participants sont pris en compte : Allemagne, Australie, Chine, États-Unis, France, Japon et Royaume-Uni.

Les données quantitatives (n = 2 489) ont été recueillies entre octobre et décembre 2022 au moyen d’un sondage en ligne de 20 minutes. Par ailleurs, 76 entretiens qualitatifs ont été menés avec des chefs d’entreprise et des futurologues entre septembre et décembre 2022. Dans certains cas, Autodesk référence des analyses de ses données agrégées et anonymisées.

CETTE ENQUÊTE

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À PROPOS DE

Cliquez ici pour accéder à rapport la State of Design & Make complète

https://www.autodesk.com/state-of-design-and-make-2023-fra

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MOTEUR DE VALEUR AJOUTÉE LA DURABILITÉ,

Prise d’initiatives : les dirigeants et les experts considèrent que les objectifs de durabilité sont importants. La plupart d’entre eux constatent que leur entreprise et leur secteur ont réalisé des changements pour devenir plus durables.

Lien avec les talents : les actions axées sur la durabilité dynamisent le recrutement et la rétention des employés.

Incitation au changement : les clients, les investisseurs et les employés influencent les entreprises afin qu’elles prennent les mesures nécessaires pour atteindre leurs objectifs de durabilité.

Durabilité et revenus : les participants considèrent la durabilité comme un moteur de valeur pour l’entreprise à long terme. Certains estiment que les mesures de durabilité finiront par représenter une part substantielle du chiffre d’affaires.

Analyse de rentabilité : la plupart des dirigeants et des experts s’accordent à dire que l’amélioration des pratiques de durabilité est favorable à leur activité, à court et à long terme.

Des idées à en action Un consensus se dégage sur l’importance de la durabilité : les clients et les employés font pression sur les entreprises pour qu’elles agissent.

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Les objectifs de durabilité sont importants pour la plupart des participants

de la conception chez HCP Packaging, une entreprise qui conçoit et fabrique des emballages cosmétiques. « C’est désormais une exigence. »

Pour autant, seulement 20 % des participants à l’enquête classent la durabilité parmi les principaux défis de leur entreprise. La différence est importante, car ces 20 % déclarent près de trois fois plus souvent que les autres que leur entreprise est engagée dans des activités axées sur la durabilité.

Aux États-Unis, la première économie mondiale, 19 % des participants à l’enquête reconnaissent que leur entreprise et leur secteur ne sont pas du tout engagés dans des activités liées à la durabilité, proportion beaucoup plus élevée que dans tout autre pays. Toujours aux États-Unis, 70 % des participants à l’enquête considèrent qu’il est important pour leur entreprise d’atteindre ses objectifs de durabilité, proportion inférieure au reste du monde.

Pour les dirigeants d’entreprise et les experts, les objectifs de durabilité des entreprises sont importants, même si la plupart reconnaissent que la durabilité ne fait pas partie des principaux défis de leur entreprise. La majorité des entreprises et des secteurs s’engagent déjà dans des activités axées sur la durabilité, et les participants affirment que leur secteur et leur organisation prévoient de prendre davantage de mesures dans un avenir proche, notamment en raison de la pression exercée par les clients, investisseurs et employés.

Les résultats de l’enquête contiennent de bonnes et de mauvaises nouvelles pour le développement durable.

83 % des participants à l’enquête indiquent qu’il est important que leur entreprise atteigne ses objectifs de durabilité, et seulement 7 % estiment que leur secteur ou organisation ne fait rien dans ce domaine. Dans le même temps, 54 % des participants répondent que les initiatives de leur entreprise en matière de durabilité constituent un élément clé du plan de développement des activités, 52 % souhaitent que leur entreprise donne autant d’importance à la durabilité qu’aux bénéfices, et 52 % sont fiers des initiatives de leur entreprise dans le domaine de la durabilité. Dans un entretien, un expert du secteur a comparé la vision de la durabilité dans le monde professionnel il y a dix ans à la façon dont elle est perçue aujourd’hui : « La durabilité n’est plus considérée comme un aspect qu’il faudrait envisager », a souligné Leonard DiChiara, directeur principal

Question : dans quelle mesure êtes-vous d’accord avec les énoncés suivants ? Évaluation sur 5 échelons. Les deux premiers/derniers choix = d’accord. Remarque : la catégorie « Sans opinion » n’est pas représentée dans cette visualisation.

D’accordPas d’accord

52 %

52 %

45 %

43 %

22 %

19 %

25 %

27 %

40 % 20 % 0 % 20 % 40 % 60 % % d’entreprises ayant répondu

L’entreprise est un leader du secteur en matière d’initiatives de durabilité.

Actuellement, les initiatives de durabilité de l’entreprise ne sont pas aussi importantes qu’elles devraient l’être.

Je suis fier/fière des initiatives de durabilité de l’entreprise.

J’aimerais que l’entreprise donne autant d’importance à la durabilité qu’aux bénéfices.

Les initiatives de durabilité de l’entreprise sont des éléments clés de sa stratégie de croissance commerciale pour les trois prochaines années.

54 %

16 %

Près de la moitié des dirigeants et des experts sont fiers des initiatives de leur entreprise en matière de durabilité

Perspective sur l’inaction en matière de durabilité Alors qu’aux États-Unis la proportion de personnes estimant que leur entreprise ne prend aucune mesure en matière de durabilité est deux fois plus élevée que celle des autres pays, une recherche additionnelle menée par Autodesk un contexte supplémentaire. Il est possible que certains participants ne souhaient pas exagérer les efforts de leur entreprise dans leurs réponses à l’enquête.

Dans une étude sur les engagements pris en matière de durabilité, réalisée auprès de quelque 11 000 entreprises (principalement dans les secteurs AECO et D&M), Autodesk a constaté que les États-Unis sont proches des moyennes mondiales en termes de mesures concrètes liées à la durabilité dans les entreprises. 12 % des entreprises américaines interrogées ont été classées comme ayant un engagement démontrable en matière durabilité, d’après leurs activités ou leurs adhésions. Ce chiffre place les États-Unis devant l’Australie (6 %) et quasiment à égalité avec l’Allemagne (11 %) et le Royaume-Uni (18 %), mais loin derrière le Japon, premier pays de cette catégorie (26 %).

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LES DIRIGEANTS ET LES EXPERTS PRENNENT LA PAROLE :

Quels sont les principaux moteurs de la durabilité dans votre secteur ?

« On ne peut pas se tromper quand on fait ce qu’il faut. Chez AAF, nous avons pour ambition de proposer un produit qui dure plus longtemps, consomme moins d’énergie et offre les performances attendues sur le plan de l’amélioration de la qualité de l’air, et qui, en fin de compte, a un impact positif sur la santé humaine. Nous devons également nous concentrer sur la création d’une véritable valeur ajoutée en termes de coût de possession. Nous réalisons un travail de sensibilisation des clients au quotidien. Un vieil adage dit qu’acheter bon marché, c’est se condamner à acheter deux fois. Il s’applique parfaitement au secteur des filtres à air, mais aussi à beaucoup d’autres. » — Sean O’Reilly, vice-président mondial des ventes et de l’innovation HP, AAF Flanders, une entreprise qui fabrique et fournit des produits de filtration de l’air

« Il faut un cas d’utilisation évolutif, où les utilisateurs peuvent exploiter les ressources et les données autour d’opportunités reproductibles. Encourager nos partenaires du milieu universitaire et des petites entreprises à partager leurs données nous permet d’explorer l’impression basée sur des matériaux plus durables et recyclés, et d’en tirer des enseignements. Selon moi, de véritables avancées vont être réalisées dans les 10 prochaines années, ce qui permettra d’impliquer d’autres personnes dans ces démarches. » —Samantha Snabes, cofondatrice et catalyseur de re:3D, fournisseur de services et fabricant d’imprimantes 3D à grande échelle

«Nous commençons à évaluer la durabilité en termes d’équité. Quoi que l’on construise, il faut réfléchir à l’impact du projet sur les populations. Ces activités sont-elles bénéfiques pour l’entreprise, pour les populations et pour la planète ? » — Paul Makovsky, rédacteur en chef, ARCHITECT MAGAZINE

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Les entreprises cherchent à réduire les déchets, à accroître l’efficacité énergétique et à améliorer la conception des produits

axés sur la durabilité au cours des prochaines années.

Lors d’entretiens, plusieurs dirigeants et experts ont mentionné que leur entreprise accordait plus d’attention à la durabilité des matériaux employés. Pour certains, l’amélioration de la durabilité passe par la réduction de la part de carbone

incorporé dans les projets. Jeremy Smith, directeur technique de la société d’effets visuels Jellyfish Pictures, a ainsi expliqué que son entreprise collabore avec des fournisseurs de technologies pour réduire la quantité d’énergie utilisée par le matériel informatique. « Nous veillons à ce que nos workflows soient aussi optimisés que possible afin de ne pas gaspiller de

cycles informatiques », a-t-il assuré. « C’est l’une des mesures les plus faciles à prendre pour être plus écologique et plus durable dans notre domaine. »

Certaines personnes interrogées ont mis en avant le lien entre le numérique et la durabilité. L’une d’elles a évoqué la capacité des outils logiciels à montrer immédiatement l’impact des changements de conception proposés sur la durabilité. Une autre a souligné le potentiel des données libres et ouvertes pour réduire les problèmes de coûts qui empêchent actuellement certaines entreprises de mesurer et de gérer les émissions de carbone de leurs projets et de leurs produits.

La plupart des participants déclarent que leur secteur ou leur entreprise a réalisé des changements en vue d’améliorer sa durabilité, ces efforts sont répartis sur une grande variété d’activités. Aucune initiative spécifique de durabilité n’est indiquée par la majorité des participants.

Parmi les principaux changements que les entreprises et les secteurs ont déjà effectués en matière de durabilité, 35 % des participants à l’enquête citent la diminution des déchets de production ou l’utilisation de plus de matériaux recyclés. 30 % affirment que la durabilité est prise en compte lors de la conception des produits et 30 % mentionnent l’application de principes de conception durable.

Concernant les mesures susceptibles d’être prises au cours des trois prochaines années, une grande partie des réponses sont similaires. L’application de principes de conception durable, citée par 34 % des participants à l’enquête, occupe la première place. 32 % des participants s’attendent à ce que leur entreprise et leur secteur réduisent les déchets issus de la production ou utilisent davantage de matériaux recyclés. 31 % prévoient que leur entreprise et leur secteur développent ou investissent dans des procédés ou des machines à meilleur rendement énergétique. Globalement, 94 % des participants à l’enquête pensent que leur secteur ou leur entreprise va apporter des changements

94 % des participants à l’enquête pensent que leur secteur ou leur entreprise va apporter des changements axés sur la durabilité au cours des prochaines années.

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27 %19 %

34 % 41 %28 %

35 %22 %

33 %26 %

33 %19 %

23 %17 %

33 %22 %

5 %6 %

24 % 25 %

18 %17 %15 %

19 %13 %

25 %18 %

0 % 20 %10 % 40 %30 % 50 % % d’entreprises ayant sélectionné chaque changement

32 %

30 %

31 %

29 %

29 %

28 %

28 %

12 %

11 %

Réduction des déchets de production et/ou utilisation de plus de matériaux recyclés

Conception de produits en tenant compte des impacts environnementaux (étude de nouveaux matériaux durables, par exemple)

Application des principes de conception durable

Augmentation de la proportion des sources d’énergies renouvelables utilisées

Développement ou investissement dans des procédés ou des machines à meilleur rendement énergétique

Soutien aux clients pour les aider à réduire leurs émissions de carbone

Utilisation d’outils d’IA pour améliorer la durabilité

Définition d’objectifs clairs en matière de neutralité carbone

Aide ou exigences de réduction des émissions de carbone pour les fournisseurs

Participation au financement de projets de compensation carbone

Participation à des marchés volontaires du carbone ou à des crédits carbone

Aucun

Question : à votre connaissance, quels sont les changements que le secteur ou l’entreprise a déjà réalisés dans un effort de durabilité ?

AECO D&M M&E

Les participants affirment que leur entreprise et leur secteur ont déjà réalisé ces changements.

Activités liées à la durabilité par secteur de durabilité. Le Japon arrive en deuxième place avec 9 %. En Chine, seulement 1 % des participants à l’enquête affirment que leur secteur ou leur entreprise n’a rien fait pour améliorer la durabilité. Cependant, dans le classement dédié à certaines initiatives de durabilité, les États-Unis se trouvent dans la moyenne.

Globalement, les participants européens sont ceux qui mentionnent le plus des activités axées sur la durabilité. 37 % des participants allemands

déclarent que leur secteur ou leur entreprise a conçu des produits en tenant compte des impacts environnementaux, 42 % affirment avoir augmenté leur utilisation des énergies renouvelables, 36 % indiquent avoir développé ou investi dans des procédés ou des machines à meilleur rendement

énergétique, et 30 % disent avoir aidé des clients à réduire leurs émissions de carbone. La France figure à la première place en proportion de participants qui estiment que leur secteur ou leur entreprise a réduit les déchets issus de la production ou augmenté l’utilisation de matériaux recyclés (47 %), et en proportion de participants qui déclarent que leur secteur ou leur entreprise a participé au financement de projets de compensation carbone (23 %).

Une analyse des données anonymisées provenant des projets clients d’Autodesk sur l’utilisation de la conception générative, montre que les clients font appel à cette approche dans un objectif de durabilité, notamment pour réduire leurs déchets. Certaines entreprises s’appuient également sur la conception générative pour diminuer le poids des matériaux lors de la conception d’avions ou de véhicules.

Les données de l’enquête révèlent plusieurs différences dans les initiatives de durabilité selon la taille et la localisation géographique de l’entreprise. D’une manière générale, les participants des grandes entreprises déclarent que leur secteur ou leur entreprise a réalisé des changements axés sur la durabilité plus souvent que les participants des petites et moyennes entreprises. Les différences de capacité peuvent expliquer cette tendance : beaucoup de petites entreprises ne disposent pas des ressources nécessaires pour maintenir une équipe dédiée à la durabilité qui mettra en œuvre des initiatives ambitieuses avec un suivi sur le long terme. Aux États-Unis, 19 % des participants à l’enquête (soit le double des autres pays en proportion) déclarent que leur secteur/entreprise n’a engagé aucune initiative en matière

Les participants des grandes entreprises déclarent que leur secteur ou leur entreprise a réalisé des changements axés sur la durabilité plus souvent que les participants des petites et moyennes entreprises.

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LES DIRIGEANTS ET LES EXPERTS PRENNENT LA PAROLE :

À quoi ressemble l’économie de la durabilité dans votre secteur ?

«L’amélioration de l’efficacité énergétique a des effets immédiatement observables. Notre centre de données consomme une quantité d’énergie considérable, et si nous pouvons améliorer notre efficacité énergétique ne serait-ce que de 1 %, nous économiserons beaucoup d’électricité. C’est bon à la fois pour nos clients et pour la planète. » — Kunyueh Lin, directeur général de la division des solutions d‘automatisation des bâtiments de Delta Electronics, un fournisseur mondial de solutions de gestion thermiques

« À long terme, la part des énergies renouvelables dépassera celle des énergies fossiles, mais l’accélération de la transition vers de nouvelles énergies m’inquiète. Il est plus facile d’utiliser l’énergie provenant de combustibles fossiles, et le coût de l’énergie verte reste élevé. Nous avons besoin de plus d’avancées techniques pour rendre l’énergie verte plus accessible. » — GuoJin Zhu, ingénieur en chef, Kunming Engineering Corporation Limited, Power China Group, un institut spécialisé dans la conception de projets hydroélectriques

« Nous sommes incités à changer et à progresser sur le terrain de la durabilité : cette pression vient aussi bien des actionnaires que des employés, clients et pouvoirs publics. Quand il y a davantage de contraintes, on se montre plus inventif. C’est une bonne chose pour nous, mais nous devons mettre en œuvre des pratiques de durabilité sans nous éloigner des besoins des populations en matière de construction et d’infrastructures. » — Frédéric Gal, directeur du projet de modernisation des activités, Bouygues Construction

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La conviction que la durabilité est avantageuse pour les entreprises stimule les initiatives

55 % déclarent que l’amélioration des pratiques de durabilité est une bonne décision stratégique à court terme. 80 % la qualifient de bonne décision stratégique à long terme. 84 % des participants des grandes entreprises considèrent les améliorations en matière de durabilité comme une bonne décision stratégique à long terme, contre 77 % dans les petites entreprises.

Les entreprises matures sur le plan numérique semblent plus susceptibles d’adopter des solutions technologiques pour relever les défis auxquelles elles se heurtent en matière de durabilité. 33 % des participants de ces entreprises déclarent que leur organisation utilise des solutions d’intelligence artificielle pour devenir plus durables, contre 21 % de ceux qui travaillent dans des entreprises moins matures sur le plan numérique. Par ailleurs, les participants des entreprises qui savent tirer efficacement parti des données sont les plus enclins à dire qu’ils sont fiers des initiatives de leur entreprise en matière de durabilité (60 %, contre 44 % pour les autres) et que leur entreprise est un leader en matière de durabilité dans leur secteur (52 % contre 35 %).

0 % 30 %10 % 20 % % d’entreprises ayant sélectionné chaque réponse

16 %

18 %

27 %

23 %

17 %

Je ne sais pas

> 10 %

5 à 10 %

1 à 5 %

< 1 %

Question : à votre connaissance, quelle valeur (en % du chiffre d’affaires annuel) les mesures de durabilité peuvent-elles générer à long terme pour l’entreprise ?

Les entreprises considèrent la durabilité comme un moteur de revenus à long terme Part des revenus annuels à long terme qui devrait être générée par la durabilité

La façon dont les participants perçoivent la durabilité est le plus souvent révélatrice de l’engagement de leur entreprise dans des activités axées sur la durabilité. À titre d’exemple, les participants ont été invités à estimer la valeur que des mesures de durabilité pourraient générer à long terme pour leur entreprise, en pourcentage du chiffre d’affaires annuel. 18 % répondent que les initiatives de durabilité représenteraient probablement plus de 10 % des revenus de leur entreprise. Or, ces participants sont les plus nombreux en proportion à indiquer que leur entreprise a déjà pris des mesures de durabilité.

La différence est particulièrement prononcée au niveau du soutien apporté aux clients pour les aider à réduire leurs émissions de carbone (39 %, contre 21 % pour les autres participants à l’enquête), la conception de produits en tenant compte de l’impact environnemental (44 % contre 27 %) et la création d’objectifs de neutralité carbone (36 % contre 22 %).

Une majorité de participants à l’enquête considèrent la durabilité comme un avantage pour l’entreprise.

55 % des participants à l’enquête estiment que l’amélioration des pratiques de durabilité est une bonne décision stratégique à court terme.

80 % la qualifient de bonne décision stratégique à long terme.

ET

9

10 % 20 % 30 % 40 %

39 %34 %

38 %28 %

37 %29 %

36 %25 %

35 %28 %

34 %22 %

29 %23 %

28 %19 %

26 %26 %

22 %15 %

19 %14 %

Ce n’est pas un défi C’est un défi majeur

% d’entreprises ayant sélectionné chaque changement

Questions : À votre connaissance, quels sont les changements que le secteur ou l’entreprise a déjà réalisés dans un effort de durabilité ? Quels sont les trois principaux défis de l’entreprise aujourd’hui ? Sélectionnez une à trois réponses. Sélection = durabilité (liée à l’environnement).

Diminution des déchets de production et/ou utilisation de plus de matériaux recyclés

Application des principes de conception durable

Conception de produits en tenant compte des impacts environnementaux

Développement ou investissement dans des procédés ou des machines à meilleur rendement énergétique

Augmentation de la proportion des sources d’énergies renouvelables utilisées

Définition d’objectifs clairs en matière de neutralité carbone

Soutien aux clients pour les aider à réduire leurs émissions de carbone

Utilisation d’outils d’IA pour améliorer la durabilité

Participation à des marchés volontaires du carbone ou à des crédits carbone

Participation au financement de projets de compensation carbone

Les participants qui classent la durabilité comme un défi majeur de leur organisation sont également ceux qui mentionnent le plus les initiatives de durabilité de leur entreprise. Ce résultat suggère que les participants citant la durabilité comme un défi la considèrent également comme une priorité.

Les entreprises relèvent le défi de la durabilité«L’un des défis majeurs des matériaux durables est leur viabilité commerciale. Il y a des exemples dans l’aviation : des produits durables ont été lancés trop tôt et ils n’ont pas pu rester sur le marché ou conserver leur avantage concurrentiel.

Dans un avion, la cabine est actuellement responsable de près de 5 à 10 % des émissions de CO2 de l’appareil. Les dernières avancées technologiques et les innovations en matière de cabine sur lesquelles nous travaillons actuellement devraient toutefois nous permettre de réduire ces chiffres, notamment grâce à l’allègement des structures et à l’utilisation de matériaux circulaires. »

— Stefan List, directeur de l’analyse du marché des cabines chez Airbus, un groupe qui conçoit, construit et vend des avions, hélicoptères et engins spatiaux

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Centre de coûts ou source d’économies ? Selon le contexte, le public ou l’orateur, la durabilité peut aussi être abordée comme une charge financière à laquelle les entreprises sont confrontées ou une aubaine. Cette vision se reflète également dans les données de l’enquête : les participants considèrent davantage la durabilité comme une bonne décision stratégique à long terme qu’à court terme.

Lors de la conférence annuelle d’Autodesk (Autodesk University) en octobre 2022, un groupe de dirigeants et d’experts s’est réuni pour discuter des défis et des opportunités liés à la décarbonation, une grande partie de la discussion étant centrée sur les coûts. Plusieurs points sont ressortis de cette conversation :

L’accessibilité stimule l’adoption. Les défenseurs de l’environnement mettent en avant les économies réalisables à long terme avec les produits et projets durables, mais souvent, les coûts initiaux restent très élevés. À moins que le dirigeant d’entreprise ne donne la priorité à la durabilité, il peut être difficile pour une équipe de conception d’obtenir le budget qui couvrira les coûts souvent plus élevés des matériaux écologiques.

La durabilité renforce les marques. Les participants ont cité plusieurs avantages potentiels des mesures axées sur la durabilité. Par exemple, si la réputation de l’entreprise s’améliore, elle peut augmenter son chiffre d’affaires et ses bénéfices. En s’efforçant de développer des produits et des projets durables, les entreprises peuvent devenir plus attractives pour les futurs clients, en particulier les jeunes qui seraient prêts à payer davantage pour obtenir des produits durables.

Il existe des possibilités de financement. Les participants à la discussion ont noté qu’à l’heure actuelle, les clients ne sont pas véritablement motivés à améliorer la durabilité dans leurs projets.

Ils estiment cependant que des taux d’emprunt réduits pour les constructions responsables (à empreinte carbone moindre) pourraient inciter les clients à changer de perspective.

Les entreprises ratent des occasions de réduire leurs coûts. La décarbonation offre déjà des possibilités de retour sur investissement, mais le potentiel de ces opportunités n’est pas exploité. Le cadre politique en est l’une des raisons, les pays producteurs de pétrole étant largement opposés à la décarbonation. Les mentalités individualistes qui priment souvent sur l’action collective en sont une autre.

La pensée à court terme limite l’action. La perspective d’une augmentation des coûts à court terme joue un rôle dans l’absence de demande de changement des clients.

Lorsqu’elles évaluent les approches durables, les entreprises se réfèrent souvent à la solution la moins coûteuse, plutôt que de calculer le rendement global de ces investissements.

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Employés

Clients

Investisseurs

Pouvoirs publics

20 %40 % 0 % 20 % 40 % 60 % 80 % 100 %

17 % 82 %

InfluentPas influent

22 % 74 %

24 % 74 %

72 %26 %

% d’entreprises ayant répondu

Question : quel est l'influence des groupes suivants lorsqu’il s’agit de pousser l’entreprise à créer des objectifs de durabilité et à les atteindre ? Évaluation sur 4 échelons. Les deux premiers/derniers choix = influent.

Des entreprises sous pression Plus que tout autre groupe, les clients exercent une pression accrue sur les entreprises pour qu’elles poursuivent des objectifs de durabilité.

* https://www.reuters.com/business/sustainable-business/sustainable-investments-account-more-than-third- global-assets-2021-07-18/

** https://www.fastcompany.com/90706552/esg-investing-continued-to-soar-in-2021-the-government-could- boost-it-even-more

La majorité des participants rapportent que des parties prenantes internes et des forces externes exercent des pressions sur leur entreprise pour qu’elle crée et atteigne des objectifs de durabilité. Ainsi, 82 % des participants déclarent que les clients exigent de leur entreprise qu’elle poursuive et atteigne des objectifs de durabilité, et 74 % indiquent que leur entreprise ressent cette pression de la part des investisseurs.

Dans les discussions sur la durabilité des entreprises, il est fréquent d’entendre des observateurs se demander si les clients se soucient vraiment de la question. Selon les données de l’enquête, la réponse à cette question semble être oui. Dans les discussions sur la durabilité, force est de constater que les entreprises ne sont pas tentées de prendre des mesures concrètes tant que ces initiatives n’ont pas d’incidence sur leurs résultats. Si les investisseurs commencent à retirer leur argent des entreprises qui refusent de mettre en œuvre des mesures axées sur la durabilité, la menace sera réelle pour les retardataires.

Selon les observateurs du marché, les investissements durables représentaient plus d’un tiers des actifs mondiaux fin 2021*, les investisseurs consacrant deux fois plus d’argent dans les projets durables que l’année précédente.** Si cette tendance se poursuit, elle pourrait accélérer les efforts axés sur

la durabilité dans les entreprises qui dépendent d’investisseurs extérieurs.

72 % des participants déclarent que les employés poussent leur entreprise à poursuivre des objectifs de durabilité et ont un impact sur ses décisions en la

matière. Par rapport aux décideurs, les personnes qui occupent des postes sans pouvoir décisionnel sont plus enclines à dire que la durabilité est un défi majeur, et les entreprises qui s’engagent en faveur de la durabilité citent moins la gestion des talents comme l’un de leurs principaux défis. Ces résultats reflètent les déclarations d’un certain nombre de dirigeants d’entreprise lors des entretiens menés pour ce rapport : de nombreux employés exigent que leur employeur accorde la priorité à la durabilité.

Clients, investisseurs et employés poussent les entreprises vers la durabilité

82 % des participants déclarent que les clients exigent de leur entreprise qu’elle poursuive et atteigne des objectifs de durabilité.

https://www.reuters.com/business/sustainable-business/sustainable-investments-account-more-than-third-global-assets-2021-07-18/ https://www.fastcompany.com/90706552/esg-investing-continued-to-soar-in-2021-the-government-could-boost-it-even-more

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Le groupe qui exerce la pression la plus importante sur les entreprises de conception et de fabrication est celui des clients

AECO D&M M&E

73 %

76 %

66 %

75 %

79 %

70 %

% d’entreprises qui ont répondu « influent » 60 % 70 % 80 % 90 %

78 %75 %67 % Pouvoirs publics

Investisseurs

Employés

82 % 86 %75 % Clients

Question : quel est l'influence des groupes suivants lorsqu’il s’agit de pousser l’entreprise à créer des objectifs de durabilité et à les atteindre ? Évaluation sur 4 échelons. Les deux premiers choix = influent.

Sources d’influence sur les mesures de durabilité par secteur Les données montrent des différences notables au niveau des acteurs qui poussent les entreprises vers la durabilité selon le secteur et la taille de l’entreprise.

Le groupe des employés est le seul à être considéré comme plus influent par les petites entreprises que par les grandes entreprises.

% d’entreprises qui ont répondu « influent » 60 % 70 % 80 % 90 %

85 %

82 %

80 %

69 % 72 %

81 %

76 %

69 %

67 % 73 %

73 %

80 %

Petite Moyenne Grande

Clients

Pouvoirs publics

Investisseurs

Employés

Sources d’influence sur les initiatives de durabilité selon la taille de l’entreprise

Question : quel est l'influence des groupes suivants lorsqu’il s’agit de pousser l’entreprise à créer des objectifs de durabilité et à les atteindre ? Évaluation sur 4 échelons. Les deux premiers choix = influent.

« Quand on parle d’avancées sur le plan de la décarbonation, le coût est un paramètre majeur. Nous avons des clients qui sont très intéressés par la réduction des émissions de carbone et qui évaluent avec précision le coût des émissions, mais nous avons aussi des clients qui n’en sont pas encore à cette étape. En fin de compte, d’importantes réductions des émissions de carbone risquent de ne pas être mises en œuvre si elles ne sont pas rentables. » — Dalton Ho, directeur régional de la conception durable, associé, Perkins&Will, un cabinet d’architecture et de conception interdisciplinaire axée sur la recherche

Les données montrent des différences notables au niveau des acteurs qui poussent les entreprises vers la durabilité selon la région, le secteur et la taille de l’entreprise. Les entreprises de la région Amérique subissent moins de pression que les entreprises du reste du monde, quel que soit le groupe. Un écart ressort particulièrement : seulement 61 % des participants des entreprises américaines déclarent subir la pression des investisseurs pour améliorer la durabilité, contre 91 % des participants à l’enquête en Chine. L’écart est similaire pour les personnes signalant les pouvoirs publics comme source de pression : 59 % aux États-Unis, contre 88 % en Chine. Les réponses de l’Europe dans son ensemble correspondent à celles de la région APAC.

Dans les entretiens, certains dirigeants et experts observent qu’une réputation de responsabilité environnementale peut aider les entreprises à attirer les talents, en particulier les jeunes générations. « Les employés se soucient réellement de cette question, qu’ils soient jeunes diplômés, trentenaires ou plus âgés », constate Stacy Smedley, directrice exécutive de Building Transparency, une organisation à but non lucratif qui s’intéresse au carbone incorporé dans la construction. « L’entreprise qui ne répond pas à ces attentes risque de perdre les meilleurs talents de son secteur. »

GLOSSAIRE Taille de l’entreprise : ■ Petite : 1 à 19 employés ■ Moyenne : 20 à 4 999 employés ■ Grande : 5 000 employés et plus

Maturité numérique : Les participants à l’enquête ont été interrogés sur le niveau de maturité de leur entreprise en matière de transformation numérique. Les entreprises qui, selon les participants, en sont au « stade initial » ou à un « stade intermédiaire » de leur parcours de transformation numérique sont considérées comme des entreprises moins matures sur le plan numérique. Celles classées par les participants comme « proches de l’objectif » ou ayant « atteint l’objectif » de transformation numérique sont considérées comme des entreprises plus matures sur le plan numérique.

Secteur d’activité : AECO : architecture, ingénierie, construction et exploitation

■ Services d’architecture ■ Bâtiments (maître d’ouvrage/exploitant) ■ Infrastructures civiles (maître

d’ouvrage/exploitant) ■ Services de construction ■ Énergie et ressources naturelles ■ Fournisseurs de services d’ingénierie

D&M : conception et fabrication ■ Équipement aérospatial et de défense ■ Secteur automobile et transports ■ Produits pour le bâtiment et fabrication ■ Produits de grande consommation ■ Enseignement ■ Machines industrielles ■ Industrie pharmaceutique ■ Fabrication (autre)

M&E : média et divertissement ■ Publicité, édition et graphisme ■ Conception/développement

cinématographique et télévisuel ■ Développement de jeux vidéo

Dirigeants et experts : ■ Dirigeants : 69 % des participants à

l’enquête sont des décideurs dans leur entreprise. Dans le présent rapport, ce groupe est appelé « dirigeants ». Les fonctions représentées dans le groupe des dirigeants sont les suivantes : directeur, consultant du secteur, président ou PDG, cadre supérieur, vice-président senior et vice-président.

■ Experts : les 31 % de participants restants sont les « experts ». Ce groupe comprend les fonctions suivantes : responsables, responsables seniors, employés de niveau intermédiaire et un petit nombre d’enseignants et d’employés débutants.

Exploitation des données : Les participants ont été invités à indiquer dans quelle mesure leur entreprise tire efficacement parti des données pour un certain nombre d’utilisations. 49 % des participants déclarent que leur entreprise tire parti des données de manière « très efficace » pour au moins une des options. Dans certains cas, les réponses de ce groupe sont comparées à celles d’autres participants à l’enquête.

Performances : Les entreprises dont les dirigeants et les experts évaluent, sur la base des principaux indicateurs commerciaux, que les performances de leur organisation sont « supérieures à la moyenne » ou « exceptionnelles » sont considérées comme les plus performantes.

Région : ■ APAC : Australie, Chine, Corée du Sud,

Inde, Japon ■ Europe : Allemagne, France, Italie,

Pays-Bas, Suède, Royaume-Uni ■ AMER : Canada, États-Unis

Durabilité : Durant l’enquête en ligne, l’expression utilisée dans les questions sur la durabilité était « durabilité (liée à l’environnement) ». Dans les entretiens individuels, la définition de la durabilité était plus détaillée : « efforts liés à l’environnement (atténuation du changement climatique), aux populations (bien-être social, amélioration de la vie des personnes) et à la gouvernance d’entreprise ».

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